De quelle danse s’agit-il ?

Malkovsky recherche une danse pour tous, et conçoit sa technique pour y parvenir :

Le plus merveilleux des langages, le plus subtil, et le plus puissant, celui qui parle aux hommes de toutes les couleurs et de toutes les latitudes, est le mouvement humain dans toute son harmonie (son équilibre, sa logique, sa justesse) et dans toute son élégance.

François Malkovsky

Malkovsky recherche une danse qui réunisse l’esprit et l’âme dans un corps respectant la logique du mouvement. Je m’efforce de développer chez mes élèves leurs capacités physiques, mentales et émotionnelles. Malkovsky invitait ses élèves à traduire avec leur corps physique, physiologique et organique, l’osmose avec la nature et la fusion avec la musique :

L’important est que corps et esprit restent à l’unisson avec Nature, que le mouvement soit comme un souffle, dès lors tous les gestes sont une manière de se couler dans un mouvement qui est comme une respiration ou une musique.

François Malkovsky

Son approche holistique insiste sur la dimension globale, qui vise une amélioration tant corporelle que psychique. Son projet philosophique s’articule autour d’une émancipation individuelle qui vise à construire un nouveau rapport à soi-même et au monde.
C’est une expérience artistique qui conjugue à la fois un art du mouvement et un art de vivre.
Il faut savoir allier la décision et l’acceptation, la volonté et le laisser-faire.

Dans ses écrits sur la Danse, Paul Valéry exprime la transformation du corps habituel en une seconde nature, le corps poétique.

« La Danse est une manière de vie intérieure, en donnant à présent, à ce terme de psychologie, un sens nouveau où la physiologie domine. Vie intérieure, mais celle-ci toute construite de sensations de durée et de sensations d’énergie qui se répondent …»
« Un homme pratique est un homme qui a l’instinct de l’économie de temps et de moyens, et qui l’obtient d’autant plus aisément que son but est plus net et mieux localisé : un objet extérieur.
Mais la Danse, c’est tout le contraire.
Elle n’a pour fin que de créer un état. Elle se passe dans son état, se meut dans elle même. Elle cesse comme cesse un rêve. »

Paul Valéry

Extrait du livre Dans les pas de Malkovsky